Pangea Ultima II, La Disloquée, 2018

Par ce nouvel opus, le Collectif de la Dernière Tangente continue sa réflexion, démesurée et poétique, sur la place de l’humanité au milieu des grands tumultes.

Ce deuxième volet de « Pangea Ultima » met en regard la temporalité multiple des destructions possibles: Celles des forces naturelles, inéluctables et titanesques, face à celles de l’humain, s’avérant, à notre échelle, parfois bien plus radicales encore! Notre faculté à toujours reconstruire n’engendre que de futures ruines sur les traces des anciennes.

 

Le Collectif de la Dernière Tangente, utilisant toujours des références picturales dans ses créations (Bacon dans « 9 pictures », Brueghel dans « Pangea Ultima I », etc.), s’est nourri, pour « La Disloquée », des peintres espagnols qui ont témoigné avec tant de force de  l’homme dressé contre l’homme: Picasso (« Guernica »), Goya (« Tres de Mayo ») et cette fois, bien plus que des références, ces oeuvres ont architecturé le parcours. Leur relecture est parfaitement identifiable dans le déroulement du spectacle.

Ce que racontent ces oeuvres sont hélas également le témoignage exact des furies de notre siècle: la Syrie & l’Irak, la Corée du nord, le Mali, la Birmanie, etc. Elles courent toujours plus vite mais encadrées aujourd’hui par le réchauffement climatique, les séismes, ouragans & typhons toujours plus puissants. Questionnons-nous sans relâche l’imaginaire pour ne pas disparaître ou pour conjurer l’inéluctable?